La police des transports de RTD met en place une formation fondée sur la recherche afin de renforcer la responsabilité et le bien-être des agents

RTD adopte le programme de formation ABLE, qui vise à donner aux agents de la police des transports, tous grades confondus, les moyens de prévenir les fautes professionnelles, de réduire les erreurs et de favoriser leur santé et leur bien-être

La police des transports RTD met en œuvre cette année un programme national qui a fait ses preuves et qui permet aux agents de repérer rapidement les erreurs potentielles et de communiquer efficacement pour gérer les situations difficiles.

Les Application de la loi sur l'intervention active des témoins (ABLE) Ce programme favorise une culture dans laquelle les agents, quel que soit leur grade, n'hésitent pas à s'exprimer et à faire part de leurs préoccupations afin de prévenir les erreurs et les fautes professionnelles, et de veiller au bien-être de chacun.

« En tant que service, nous nous engageons à instaurer une culture dans laquelle chaque agent dispose des compétences et de la confiance nécessaires pour intervenir lorsque cela s’avère nécessaire, afin de prévenir les erreurs, les fautes professionnelles et tout préjudice inutile. Le programme ABLE vient renforcer cet engagement », a déclaré Steve Martingano, chef de la police et responsable de la gestion des urgences du RTD. « Nous avons mis en place le programme ABLE au sein du service de police des transports de la RTD afin de garantir que chaque membre sache que la direction soutient pleinement une culture de responsabilité, de professionnalisme et d’intégrité à tous les niveaux. C’est ainsi que nous protégeons notre communauté, et c’est ainsi que nous nous protégeons les uns les autres. »

Pourquoi l'intervention est importante

Sean Faris, chef adjoint de la police du RTD, a expliqué pourquoi il est essentiel d’intervenir. « Nous avons constaté partout dans le pays qu’une seule décision malavisée prise par un agent peut avoir des répercussions durables sur l’ensemble d’un service », a déclaré M. Faris. « ABLE aide à répondre à des questions clés : “Pourquoi les gens n’interviennent-ils pas ? Ne voient-ils pas ce que je vois ?” Nous voulons que les agents sachent que s’ils constatent quelque chose qui ne va pas, quel que soit leur grade, nous attendons de leurs collègues qu’ils interviennent. Nous avons le devoir d’intervenir. »

Les trois piliers du programme ABLE – prévenir les fautes professionnelles, réduire les erreurs et promouvoir la santé et le bien-être des agents – s'appuient sur des travaux de recherche évalués par des pairs et menés par le Georgetown Law Center. « Le programme souligne que chaque agent a le pouvoir et la responsabilité d’agir lorsqu’il observe un comportement incompatible avec les normes professionnelles, éthiques ou organisationnelles », a déclaré Faris. « Les participants apprennent à aborder les problèmes de manière proactive et à empêcher qu’un comportement problématique ne dégénère en un incident plus grave. »

Il a ajouté qu'un principe fondamental de la responsabilité organisationnelle consiste à instaurer une culture dans laquelle les responsables interpellent leurs collègues et réagissent lorsque leur comportement ne respecte pas les normes établies.

« Le terme “témoin actif pour les forces de l’ordre” vient du secteur aérien, où un copilote peut prendre la relève », a-t-il ajouté. « Ce concept s’applique au maintien de l’ordre en raison de la hiérarchie en vigueur. »

La désescalade dans la pratique

Grâce à la méthode ABLE, les agents apprennent à tenir compte du tempérament de leurs collègues et à formuler des phrases simples pour désamorcer une situation. Faris a expliqué qu'un agent pourrait par exemple dire : « Hé, pourquoi ne vas-tu pas chercher des documents dans la voiture ? » Il s'agit de leur confier une tâche pour les sortir de cette situation et leur permettre de retrouver leur sang-froid.

ABLE s'attaque également aux obstacles qui découragent l'intervention en remettant en question les dynamiques cognitives et sociales qui poussent les individus à garder le silence. « Le personnel peut hésiter à intervenir s'il part du principe que les autres ne partagent pas ses préoccupations ou s'il interprète l'inaction des autres comme la preuve qu'une situation ne justifie pas une intervention », a déclaré Faris.

Parmi les applications concrètes du programme ABLE, on peut citer l'intervention directe auprès d'un collègue pour prévenir un problème potentiel, l'apprentissage de techniques permettant d'aborder des conversations délicates, la prévention du recours excessif à la force, ainsi que la mise en relation de collègues confrontés à des difficultés personnelles avec des ressources de soutien.

« Le fait de traiter les problèmes de manière proactive permet de protéger la communauté, de soutenir les collègues, de réduire les risques pour l’organisation et de préserver l’intégrité de la profession policière », a fait remarquer Faris.

Calendrier de formation et mise en œuvre

Faris a présenté le programme ABLE à la police des transports de RTD après avoir rejoint le service en septembre 2025, après avoir occupé le poste de formateur ABLE au sein du service de police de Denver.

Cet été, quatre agents de la police des transports de la RTD suivront une formation de 20 heures dans le cadre du programme ABLE afin d'obtenir leur certification d'instructeur. Au quatrième trimestre 2026, ils animeront une formation de huit heures destinée à d'autres agents de la police des transports de la RTD. Les agents participeront à une formation de mise à niveau d'au moins deux heures par an.

Au Colorado, parmi les organismes qui utilisent ABLE, on trouve la Police d'État du Colorado, le bureau du procureur général et le service de police de Denver.

Effets positifs

« Toutes les agences qui ont suivi la formation ABLE ont fait part de leurs retours positifs, estimant que cela en valait la peine », a déclaré Faris. « Elle vous apprend à ne pas vous limiter à vous-même, mais à prendre également en compte les autres. » Réfléchir à des situations pour déterminer comment elles pourraient être gérées différemment constitue un autre élément clé du programme.

« C’est grâce à des échanges constructifs que nous pouvons apprendre les uns des autres », a expliqué Faris. « ABLE instaure une culture où chacun se sent à l’aise pour aborder un problème potentiel, quel que soit son rang. »

Ancrés dans la recherche et la réforme

ABLE est issu du Programme « Une police éthique, c'est une police courageuse » (EPIC) lancé par le service de police de La Nouvelle-Orléans en 2014. Il a été élargi en 2020 grâce à une collaboration avec ses fondateurs et le Centre de droit de l'université de Georgetown, à la suite du décès de George Floyd. Depuis lors, plus de 300 services de police aux États-Unis et dans trois provinces canadiennes ont adopté le programme ABLE.

Written by Tara Broghammer